Extérieur et Jardin

Comment fabriquer son composteur en bois ?

Dans un jardin, un tas de déchets laissé à l’air libre fait toujours un peu désordre. Mais s’il vous reste quelques planches en bois qui traînent de vos précédents travaux, pourquoi ne pas les recycler pour en faire un composteur ? Laissez-vous guider, on vous aide à fabriquer votre bac à compost. Objectif : réduire vos déchets !

Quel bois utiliser pour faire un composteur ?

L’idéal, c’est d’utiliser un bois naturellement très résistant comme le châtaignier, le cèdre rouge (Red cedar), l’acacia, le mélèze, le chêne…Mais ces essences coûtent cher alors que si vous utilisez de vieilles planches de coffrage, elles seront probablement en pin ou en épicéa, mais ne coûteront presque rien.

Ces deux bois résistent aussi malheureusement moins longtemps : comptez une durée de vie de 4 à 5 ans pour un composteur fait en pin.

Si vous devez acheter des planches, attention à ne pas les choisir traitées de classe II ou IV.

Par ailleurs, les panneaux de particule (les bois agglomérés) et les contreplaqués contiennent de la colle et des produits insecticides qui pourraient rapidement se retrouver dans le compost. L’activité des micro-organismes pourrait en être perturbée.

Si vous souhaitez utiliser des planches peintes, c’est possible, mais elles doivent être décapées au préalable.

Attention à ne pas utiliser du bois de charpente ancienne qui, lui, a forcément été traité.

comment fabriquer son composteur
© B.Dunham

Les étapes de la fabrication du composteur en bois

Les matériaux :

  • Des planches en bois brut de 7 à 10 cm de largeur et au moins 1 cm à 1,5 cm d’épaisseur. Vous pouvez utiliser celles de palettes non consignées.
  • Des tasseaux de section carrée : comptez 2 cm ou 2,7 cm de côté pour obtenir une structure solide.
  • Des charnières de meubles, des équerres à chaises ou simplement du fil de fer.

 Les outils :

  • Des vis à bois ou des clous et un marteau
  • Une perceuse-visseuse
  • 1 scie circulaire ou 1 scie sauteuse, éventuellement une scie égoïne
  1. La largeur, la hauteur et la profondeur du composteur ont peu d’influence sur le processus de décomposition. Mieux vaut donc adapter les dimensions en fonction de la quantité de déchets à recycler. Un composteur d’1 m en tous sens offre déjà un bon volume.
  2. Commencez par retailler les planches selon les dimensions souhaitées et la manière de poser les lames : à l’horizontale ou à la verticale, en particulier si la hauteur n’est pas la même que la largeur. La disposition des lames ne change de toute façon rien au fonctionnement du composteur.
  3. Clouez ou vissez les lames sur deux tasseaux placés en parallèle. 8 à 10 planches sont nécessaires. Gardez un intervalle de 2 à 3 cm entre les planches pour favoriser la circulation d’air dans le tas en décomposition plus tard.
  4. Petite astuce ici : Attendez d’avoir terminé de visser toutes les planches avant de retailler les tasseaux. Le nombre d’intervalles et les largeurs des planches font souvent faire des erreurs !
  5. Fabriquez de la même manière 3 autres panneaux d’1 m sur 1 m.
  6.  Assemblez 3 d’entre eux pour former un U en enfonçant des clous, des vis ou des équerres dans les angles.
  7. Le dernier panneau constitue la façade. Il doit être amovible pour pouvoir remuer le tas facilement ou vider le compost une fois mûr. Ne le vissez pas. Utilisez un système facile pour le maintenir : des crochets, des charnières, des targettes ou tout simplement du fil de fer.
  8. Si vous voulez protéger votre composteur des intempéries, vous pouvez appliquer une ou deux couches de lasure non toxique. Cela fera durer le bois plus longtemps !
  9. Pour éviter que les souris, les mulots et les campagnols ne soient attirés par les déchets en décomposition, vous pouvez fixer un grillage à mailles fines sur les parois intérieures et la partie inférieure du composteur.
  10. De la même manière, un couvercle plein (avec des planches se touchant) complète le dispositif contre les rongeurs et abrite le tas de déchets d’une trop grande humidité. Pour pouvoir ouvrir et refermer le couvercle facilement, fixez-le au moyen de deux charnières.
fabriquer son composteur
© F.De Freitas

Comment remplir votre nouveau composteur ?

Pour faire un bon compost, il faut jongler entre 3 types de déchets à incorporer au fur et à mesure :

  • Des déchets verts : des tontes de gazon, des mauvaises herbes, les restes (tiges et feuilles) des plantes vivaces de vos massifs ou des légumes du potager…
  • Des déchets bruns : essentiellement des feuilles mortes en automne et des déchets de taille de branches et rameaux. Ils sont riches en carbone.
  • Des déchets de cuisine : épluchures de légumes, marc de café, sachets de thé…

Pour faire un bon compost, mieux vaut aussi respecter quelques règles simples et de bon sens :

  • Le tas de déchets organiques doit toujours rester humide et en contact direct avec la terre
  • Plus vous mélangez les 3 types d’ingrédients, meilleur est le compost.
  • Pour accélérer la décomposition des déchets, il faut brasser régulièrement le tas.
  • Les petits morceaux sont plus faciles à décomposer pour les micro-organismes. Il faut donc broyer les gros déchets avant de les mettre au compost.
  • Les déchets à base de viande et de poisson attirent les mouches et ne se décomposent pas de la même manière : évitez-les !
  • Lorsque le compost est mûr, videz le composteur en partie seulement. Laissez toujours une petite partie de compost mûr qui jouera le rôle d’accélérateur de décomposition pour les ajouts de matière organique à venir.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Bouton retour en haut de la page